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L’expérience française, bientôt sur la surface de Titan, une lune de Saturne

De la technologie française va monter à bord de la mission Dragonfly de la NASA.

C’est via un communiqué de presse que le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) nous a appris la bonne nouvelle : il y aura un équipement scientifique français à bord de la mission Dragonfly sur Titan, l’une des lunes de Saturne.

La France à bord de la mission Dragonfly de la Nasa destination Titan, lune de Saturne | CNRS
www.cnrs.fr

Mission Dragonfly

Mais avant d’aller plus loin, rappelons ce qu’est la mission Dragonfly.

C’est une mission d’exploration dont l’objectif est d’étudier la plus grosse lune de Saturne : Titan. Pour ce faire, la NASA va y envoyer un aérobot (une sorte de gros drone) d’un poids de 450kg. La mission sera lancée en 2027 pour une arrivée en 2034 sur la lune.

Les objectifs de la mission sont, pour résumer, de prélever des échantillons à sa surface et de les analyser, de mesurer les conditions atmosphériques, et de faire des photos notamment aériennes.

Une contribution française

C’est donc dans ce cadre d’analyse chimique que le CNRS entre dans la danse avec un accord de coopération signé avec la NASA. En effet, l’équipement français va être piloté par le Laboratoire atmosphères, milieux et observations spatiales (LATMOS, CNRS/Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines – Paris Saclay/Sorbonne Université)*, qui précise l’objet de la contribution :

La contribution française principale porte sur la conception et la construction du système DraMS-GC, un chromatographe en phase gazeuse qui fait partie de DraMS (Dragonfly Mass Spectrometer), un ensemble instrumental permettant une analyse chimique soit par désorption laser, soit par chromatographie en phase gazeuse, couplés à un spectromètre de masse. Ces deux modes d’analyse permettront de rechercher et d’identifier une large palette de composés organiques et de potentielles biosignatures (traces de vie) dans des échantillons d’atmosphère et de surface. Une implication scientifique française dans l’équipe de l’instrument DraGMet, station météorologique et géophysique, est également prévue.

*Sont également impliqués le Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique (LESIA, CNRS/Observatoire de Paris-PSL/SU/Université de Paris), le Laboratoire interuniversitaire des systèmes atmosphériques (LISA, CNRS/Université Paris-Est Créteil/Université de Paris) et le Laboratoire génie des procédés et matériaux (LGPM, CentraleSupélec).


Il nous tarde donc de voir décoller cette mission pour en connaître les résultats. Nous aimerions vous dire que nous vous en reparlerons, mais 12 ans d’attente c’est long. En tout cas nous l’espérons.

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